Éditorial

"Venez à l’écart, vour reposer un peu Enregistrer au format PDF

Mercredi 3 juillet 2019 — Dernier ajout mardi 2 juillet 2019
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Venez à l’écart, vous reposer un peu »

Cette simple invitation se trouve dans l’évangile (Marc 6, 31). Elle est faite par Jésus au moment du retour de mission des disciples. C’est une affectueuse sollicitude de Jésus. Il comprend de l’intérieur, la rudesse de la mission que les siens viennent de remplir.

Si nous scrutons cette parole de plus près, nous comprenons qu’il ne s’agit nullement d’une simple invitation à l’évasion, mais d’un temps d’arrêt pour revenir à la même mission, mais différent, reposé et capable de nouveaux défis. Jésus nous invite à prendre du recul par rapport à nos activités, à nos soucis quotidiens, non pas pour les fuir, mais pour les voir avec un esprit détendu, plus serein.

L’écart et le désert, nous avons tous besoin de cette totale rupture pour refaire le plein. Il ne nous est pas demandé de tout arrêter et de ne rien faire. Ce ne serait pas si drôle. Celles et ceux qui sont au « repos complet » savent bien que c’est pénible parfois de s’y tenir. Non ! Jésus dit seulement, en douce amitié, avec tant de sagesse : « Venez, reposez-vous un peu… »

Il faut donc consentir à lever le pied de l’accélérateur, ne plus tant regarder la montre. Et plus encore : écouter en nous le rythme silencieux du temps, le retentissement des paroles qui viennent de plus loin que de l’immédiat. Écouter la respiration imperceptible de Celui qui a mis le souffle en nos poitrines. Temps pour s’accorder du temps. Jésus sait bien qu’on a besoin parfois de s’agiter, de courir, de se distraire, même d’angoisser et de se préoccuper. Mais il sait aussi que tout être humain a besoin de se réfugier dans le calme pour écouter battre le cœur de Dieu, le cœur de la Vie… et d’un Amour qui ne se comprend souvent que dans le silence.

En ces mois d’été, je souhaite à tous les baptisés de nos paroisses et aux vacanciers un véritable bain de Dieu où nous devenons plus sensibles à la vie qui est en nous, comme autant de douceurs qui nous recréent.

Bonnes et reposantes vacances.

Père Michel ETIENNE