Entre Pâques et Pentecôte Enregistrer au format PDF

Dimanche 5 mai 2019 — Dernier ajout dimanche 12 mai 2019
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Entre Pâques et Pentecôte

À l’intention de ceux qui viennent de recevoir le Baptême (les néophytes), mais aussi pour tous les baptisés, cinquante jours nous sont donnés, durant ce temps pascal, pour déployer le mystère de la Passion et de la Résurrection du Seigneur Jésus. Comme une charnière entre la Résurrection et la naissance de l’Église, lors de l’Ascension, le Seigneur ouvre à l’humanité les portes du ciel. Entrés en des temps nouveaux, voilà les baptisés invités à mettre en œuvre une vie nouvelle.

Les Actes des Apôtres nous montrent des disciples pleins d’audace : dans la force de l’Esprit, en paroles et en actes, ils partagent la Bonne Nouvelle de Pâques ; ils soulignent l’importance de la mission universelle et portent le souci de l’unité de la communauté. Vivre l’amour mutuel, la communion fraternelle, à l’image, précisera saint Jean, de la communion qui unit le Père et le Fils, et afin que tous reconnaissent que nous sommes ses disciples. À la suite du Ressuscité, le Mal et même la mort n’auront pas le dernier mot de notre vie. Comme en notre Synode diocésain, le pape François invite souvent à construire une Église synodale (synode signifie faire route ensemble). Dans un contexte d’élections, que gouvernants et citoyens cherchent à rendre plus fraternel un continent si écartelé ! Serait-il insensé de tenter de mettre les désaccords conflictuels d’opinions et d’intérêts au service de l’intérêt général de bien(s) commun(s) ?

Nous sommes à notre tour témoins. La récente exhortation apostolique Il vit, le Christ concerne les jeunes, mais aussi toute l’Église : Une Église sur la défensive, qui n’a plus l’humilité, qui cesse d’écouter, qui ne permet pas qu’on l’interpelle, perd la jeunesse et devient un musée. Que l’Esprit renouvelle en chacun l’appel reçu de Dieu !

Dans la simplicité confiante d’un Charles Péguy, le joli mois de mai donne place, cette année encore :

À celle qui est Marie, parce qu’elle est pleine de grâce,

À celle qui est pleine de grâce, parce qu’elle est avec nous,

À celle qui est avec nous, parce que le Seigneur est avec elle…

(Le Porche du Mystère de la Deuxième Vertu, 1912). Marie reste, et au plan œcuménique, le grand exemple de la foi dans le Nouveau Testament, comme Abraham l’était dans l’Ancien.

Père Robert JOSSE