Témoignage de Michel Blanchard diacre permanent Enregistrer au format PDF

Mercredi 2 février 2022
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Témoignage de Michel Blanchard, diacre permanent,

Trente années, c’est déjà une longue histoire, mais combien exaltante et passionnante. J’ai été ordonné diacre permanent par Mgr Pierre Kervennic le 10 novembre 1991. J’étais le quatrième du diocèse de St-Brieuc et Tréguier. Mon histoire a commencé en 1986 alors que je prenais une décision importante quant à ma carrière dans l’enseignement catholique des Côtes-d’Armor. En effet, j’avais pris la décision de donner un nouveau souffle à mon engagement de professeur et directeur de collège à Plémet. J’avais ressenti un appel à être plus proche, dans ma pratique pédagogique, des jeunes qui avaient des difficultés scolaires. Après un an d’études spécialisées, j’ai été appelé à créer une section spécialisée au Collège-lycée Jean XXIII à Quintin. C’est là qu’est venu m’interpeller le P. Michel Heurtel, responsable du diaconat dans le diocèse. Après réflexion et l’accord de mon épouse Michelle, nous avons commencé un discernement et une formation qui m’a conduit à l’ordination diaconale à Loudéac en 1991.

Ma première lettre de mission m’envoyait au service de ces jeunes en difficultés scolaires, familiales et sociales et de leurs familles. Je peux dire que, pendant 11 ans, j’ai été heureux d’apporter le message de l’Évangile du Christ dans ce milieu. Je me suis efforcé d’être le porte-parole de ces jeunes pour qu’ils soient considérés par tous, comme les autres élèves, sans discrimination. La tâche n’a pas toujours été facile auprès des autorités et des différentes instances, y compris auprès de mes collègues des autres classes. Parfois des jeunes me demandaient dans un langage qui leur était propre : « C’est quoi un diacre ? » « C’est un curé ? » Je répondais tranquillement : « Non, mais c’est quelqu’un qui a reçu une mission de son évêque : être là au milieu de vous pour vous aider à croire que rien n’est jamais perdu d’avance si on croit en l’avenir ; » Je n’ai même pas eu à leur expliquer ce qu’était un évêque, car le P. Fruchaud venait quelques semaines plus tard en visite pastorale à l’établissement.

En 2002, j’ai pris ma retraite et je suis revenu sur mon terrain local, Plémet et Loudéac. Ma seconde lettre de mission, donnée par Mgr Fruchaud, m’envoyait au service de la pastorale locale, des paroisses, des sacrements, préparation et célébration des baptêmes, mariages et funérailles, tout en étant proche de la pastorale des jeunes, notamment les adolescents en lien avec les prêtres et les animateurs. Ce service, je l’assure toujours malgré le poids des années et je suis toujours heureux de le poursuivre avec le soutien appuyé de mon épouse Michelle. Je ne me pose plus trop de questions sur mon avenir et je réponds aux sollicitations qui sont parfois de l’ordre de l’imprévu, au nom du Christ Serviteur. Mais au fond de moi et à la grâce de Dieu, j’attends tout de même la relève.

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