Communautés religieuses Enregistrer au format PDF

Jeudi 17 octobre 2019
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Communauté des Sœurs Saint-Joseph de l’Apparition

Communauté des religieuses
11 rue des Écoles
22150 PLOUGUENAST
Tél 02 96 28 70 22

Les sœurs St Joseph de l’Apparition voient le jour à Gaillac dans le Tarn sous l’égide d’Émilie de Vialar

Au 19e Siècle, l’Église de France connaît un renouveau, un désir de fairedécouvrir le Dieu de Jésus-Christ au monde entier.

Des Congrégations Religieuses Missionnaires naissent vers le midi de la France Par Ex. « les Sœurs Bleues de Castres », les Sœurs de Cluny, les sœurs St Joseph de l’Apparition voient le jour à Gaillac dans le Tarn sous l’égide d’Émilie de Vialar .

Une compagne de la fondatrice, Mère Xavier Woele des Loges, dont la famille était de Moncontour, connaissant bien la Bretagne pour son esprit de foi et son dévouement. Elle pensa qu’elle y trouvera« it là une source de vocations missionnaires.

Avec une petite équipe, elle s’y dirigea vers 1853. Elle mit le pied à Trémorel , paroisse du Diocèse de St Brieuc, appelée par Mr le Recteur qu’elle avait rencontré à Moncontour. Et les jeunes filles ne tardèrent pas de s’engager dans la Congrégation ! Quarante-deux en l’espace de six ans.

L’impossibilité d’agrandir la Communauté la fit se tourner vers Plouguenast . Ceci se fit grâce à Mr l’Abbé Ruello vicaire à Trémorel et originaire de Plouguenast. Il savait que Mr l’Abbé Moisan, Curé de l’époque, cherchait des Religieuses pour s’occuper des petites et grandes jeunes filles. C’était aussi le désir des Religieuses et leur but.

En 1857 , Mr le Curé Moisan vends un terrain à Mère Xavier Woele des Loges . Et bientôt s’éleva la maison des Sœurs, précédée d’une grandecour. Les Sœurs s’y installent en 1860

Tout de suite, l’École Communale leur fut confiée, elle avait lieu dans l’une des pièces de la Communauté. Les Sœurs en conserveront la responsabilité jusqu’en 1924.

D’autres Religieuses furent chargées de visiter les malades, surtout les pauvres. Elles les veillaient la nuit quand c’était nécessaire et, dans la Commune, on appréciait leur dévouement. Elles partaient le soir avec un petit bout de chandelle en poche et un peu de bois sous la pèlerine car, dans les chaumières, il n’y avait ni chauffage, ni lumière. Elles y passaient la nuit et revenaient le lendemain matin pour prendre un déjeuné, souvent du pain sec, les Sœurs travaillaient aussi à l’aiguille, faisaient des trousseaux, enseignaient la couture aux jeunes filles. La population qui savait les sœurs très pauvres leur apportait des légumes, du lait, parfois de la viande.

En 1866 , éclata une épidémie de choléra où les Sœurs se dévouèrent sans compter. L’une d’elles y laissa la vie.

Le recrutement La Communauté a, dès son arrivée à Plouguenast en1860, ouvert un Noviciat. Les jeunes filles sont nombreuses à frapper à sa porte. Elles viennent principalement des Côtes du Nord et du Morbihan. Elles sont dirigées par les Prêtres qui estiment et apprécient les Sœurs par leur apostolat et leur esprit Missionnaire.

Entre 1860 et 1950, près de cinq cent jeunes filles se sont engagée là dans la Vie Religieuse pour s’en aller vers les Missions de la Congrégation qui sont établies sur les Cinq Continents. Vers 1900, il est nécessaire d’ouvrir un Pensionnat. Des travaux de construction sont entrepris. Mais il faut emprunter l’argent voulu. Il est difficile de le faire, en raison des lois persécutrices de cette période contre les Congrégations Religieuses .Enfin le bâtiment complet, tel qu’on le voit de nos jours s’achève avec bien des difficultés.

Il faut dire que tout ceci a pu se faire grâce au clergé de Plouguenast qui fut très coopèrent. C’est grâce à lui aussi que la Communauté et l’École ne furent pas laïcisées. En effet, en 1905, un bon nombre d’écoles de la région subirent cette laïcisation.

Les inventaires de l’Église de Plouguenast ne purent être faits non plus, grâce à l’intervention de la population plouguenastaise

Jusqu’en 1912 1914, les classes continuent d’être prospères, le Noviciat aussi. Grâce à l’intervention de l’Evêque de Saint-Brieuc, les dot des jeunes filles qui rentrent au Noviciat, sont employées pour payer les dettes qu’on entraînées les constructions.

Le premier jour de l’an 1913, la Communauté reçoit l’ordre de sa laïcisation. Cependant, l’Administration demande aux Sœurs Institutrices de continuer jusqu’à l’arrivée des remplaçantes. C’est alors que Mr le Curé fait commencer la nouvelle bâtisse de l’École libre des filles de Plouguenast, en face de la Communauté. La Communauté contribuera matériellement et financièrement à cette construction.

Le 6 juillet 1914, le brigadier de gendarmerie vint de la part du Préfet remettre à la Directrice de l’École, le décret de Mr Maloy Ministre de l’Intérieur, défendant d’enseigner dans les classes à partir du 1er septembre 1914.

Le 9 juillet 1914, ce fut l’ordre de la fermeture de la Communauté et du Noviciat. Monsieur Mando, député de la circonscription, intervint à la Chambre des Députés. Il montra combien notre Congrégation contribuait à l’extension de l’influence française dans les pays d’Orient. Il cita même des noms de Sœurs originaires de notre région. Le Ministre fut inflexible.

Le dimanche 26 juillet 1914, Mr le Maire vint prévenir la Supérieure que le sursit était rejeté par le Préfet. Mr le Curé décida d’ouvrir l’École Libre le 1 er septembre 1914.

Le 4 août 1914, la mobilisation des troupes française commençait et, deux jours plus tard, les derniers Décrets contre les Congrégations Religieuses étaient suspendus.

À cause de la Guerre 1914-1918, il n’y a pas de rentrées au Noviciat. Ensuite il redevint prospère, mais à partir de 1922, les Novices s’en iront à la Maison-mère à Marseille pour effectuer leur préparation à la Vie Religieuse. Il était aussi plus facile de s’embarquer pour les Pays de Missions. Un Juvénat est alors adjoint au Postulat, mais le nombre n’a jamais été très important. Il sera supprimé vers 1960.

En 1924, les Religieuses enseignantes sont informées qu’elles seront remplacées par des laïques à partir du mois d’octobre. En conséquence, l’école libre ouvre ses portes le 10 octobre avec 132 élèves. Quelques-unes partent à l’école laïque.

En octobre 1925 : ouverture d’un Ouvroir à la Communauté où les jeunes filles de la région viennent apprendre la coupe et la couture.

En 1935, quelques Sœurs ont la joie d’aller à Rome pour assister à la Béatification de leur Fondatrice : Émilie De Vialar. La Communauté la fêtera ensuite à la Paroisse de Plouguenast. L’Évêque de Saint Brieuc sera présent.

En 1951, aura lieu la canonisation, évènement qui sera aussi fêté à la Paroisse de Plouguenast par un tritium prêché par des Pères Oblats de Marie. Les Évêques de Vannes et Saint-Brieuc seront là ainsi que Dom Alexis Presse originaire de Plouguenast.

Mais revenons un peu en arrière .En 1935, Sœur Marie de l’Espérance est nommée Directrice du Cours Supérieur en même temps que de l’École Primaire. Et la vie active continue à la Communauté. Elle est très diverse. Il y a même une petite ferme qui permet de subvenir à une partie des besoins alimentaires de la Communauté. Bientôt plane les menaces d’une nouvelle guerre. Ce sera la deuxième Guerre Mondiale 1939-1945. Elle affectera surtout l’Europe et particulièrement la France qui devra subir l’occupation allemande durant cinq ans.

Plouguenast ne fut pas épargné, nous le savons. La Communauté y échappa belle.

En 1943, un Cours Ménager est ouvert à la Communauté. Ce qui augmentera le nombre de pensionnaires. La Communauté y reçoit aussi quelques dames pensionnaires qui viennent y terminer paisiblement leur vie. Des prêtres fatigués viendront. Mr le Chanoine Pierre y finira sa vie

Le 8 mai 1945 on y fête l’Armistice. En 1947, installation de l’eau courante dans la Communauté : c’est une vraie « révolution »

A partir de 1950 environ, le monde de la technique fait de grands progrès dans le milieu rural comme ailleurs. On rénove l’Habitat. Les jeunes ont besoins d’une culture différenciée. Notre Cours Ménager va devenir Centre d’Études Féminines Rurales en 1961. Il sera fréquenté jusqu’en 1979. Le bâtiment qui fut construit pour cela par la Communauté est devenue l’École Saint Pierre ou École Primaire.

Le Cours Supérieur devient Cours Complémentaire. En 1978, il deviendra Collège. Sur le plan Religieux, les mentalités ont beaucoup changé. Il y a eu le Concile et, en France, mai 1968 qui a entraîné une véritable « révolution des esprits » Donc plus de Juvénat, plus de Postulat à la Communauté. Les jeunes Vocations sont taries. Par voie de conséquence, on commence de sentir la vieillesse. Quelques Religieuses continuent d’enseigner jusqu’en 1993. Il faut s’inscrire à la Retraite… Ce qui n’empêche pas de se livrer à un certain nombre de petites activités : visites de personnes âgées, catéchèse, soutien scolaire, etc..

Actuellement, la Communauté compte une petite vingtaine de Religieuses. Les plus actives aident les moins habiles. Elles essaient surtout d’y vivre au mieux leur vie de Consacrées à Dieu. Elles prient pour qu’un renouveau religieux se fasse dans notre pays.

Remercions, Sœur Théophane qui a fait cet historique pour que nous gardions la mémoire des Religieuses, de St Joseph de l’Apparition dans notre commune de Plouguenast et dans le monde

Emilie de Vialar

Vos témoignages

  • Jean Le Ray 14 janvier 2018 20:45

    Les sœurs St Joseph de l’Apparition voient le jour à Gaillac dans le Tarn sous l’égide d’Émilie de Vialar .