… Et quel sens les chrétiens vont-ils donner à ce Noël ? Enregistrer au format PDF

Dimanche 9 décembre 2018 — Dernier ajout mardi 11 décembre 2018
2 votes

Le temps de l’Avent nous prépare à fêter Noël. La venue finale du Seigneur est la joie de notre à-venir, elle est déjà aussi la joie de notre aujourd’hui.

Et quel sens les chrétiens vont-ils donner à ce Noël ?

  • 1/ En Jésus, Dieu s’est révélé comme l’ami des hommes. Et elle reste vraiment inimaginable, cette alliance entre divinité et humanité ! Dans la naissance précaire d’un nouveau-né, loin de chez lui, dans un abri de fortune, Dieu se dévoile fragile et vulnérable. L’inattendu de Dieu se fait jour, jamais Dieu ne s’était fait aussi proche de nous. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique…, c’est lui qui l’a fait connaître (Jean 1,18). Le voilà qui a visage d’homme, au milieu même de nos pauvretés.
  • 2/ Du coup, cette venue de Jésus à Noël révèle aussi l’homme à lui-même, comme capable de bonté et d’amour ; elle donne d’approfondir notre propre humanité et son ouverture aux autres. Le Fils de Dieu est né dans l’histoire humaine et en terre de Judée, telle est bien la réalité particulière de sa venue au milieu des hommes. Dieu l’assure désormais à chacun(e) : ma vie, telle qu’elle est, a du prix et il faut en prendre soin. Le Père Créateur, expliquait Mgr Dagens en 2015, donne toute son importance à notre chair, à notre vie, pour que notre chair et notre vie… soient comme des lieux dans lesquels vient habiter la vie de Dieu. Notre corps est le lieu même et de toute vie spirituelle et de l’humble service des autres. À nous de vivre maintenant notre incarnation au quotidien. Notre agir de chrétiens prend tout son sens dans la relation avec Celui que nous voulons suivre, le Christ Jésus.

Préparant à nouveau les chemins du Seigneur, nous croyons que lui-même nous y précède. La simplicité de l’événement de Noël peut remplir d’espérance ceux qui sont victimes de la pauvreté ; elle parle à ceux qui veulent résister aux pressions du moment et qui gardent le souci du partage. Une volontaire sobriété dans ces fêtes peut devenir signe de la véritable nature de l’événement célébré. Revenir à l’essentiel, ne serait-ce pas lâcher de ce superflu qui nous empêche de mettre au centre de nos vies ce qui compte vraiment ?

Dieu peut encore surprendre, surtout lorsqu’il nous donne de (re-)goûter la joie paradoxale des Béatitudes de l’Évangile. Puissent les uns et les autres trouver, dans la Nativité du Seigneur, les forces nouvelles nécessaires, des raisons de vivre et de Le louer… Père Robert Josse