Vendredi 27 avril 2018

« FLASHMOB » POUR UN HOMME HEUREUX Enregistrer au format PDF

Témoignage d’un père de prêtre à l’occasion de la journée des vocations.
1 vote

22 avril 2018, dimanche des vocations et (à quelques semaines près) cinquième anniversaire de l’ordination de Kostia, à Marseille, par Monseigneur Pontier.

Kostia étant alors aumônier des Premières et des Terminales dans un collège/lycée jésuite, le bulletin de cet établissement avait demandé à son père, habitant du Mené, un article sur l’événement.

Ce témoignage de bonheur peut aider d’autres parents à accueillir la vocation sacerdotale d’un jeune, avec plus de confiance et de joie.

ordi Kostiadans - JPEG - 116.3 ko
ordi Kostiadans

Le 23 mars 2013, j’ai vu un homme vraiment heureux. Un homme de quarante ans, avec un sourire de trente, dansant en chasuble sur la chaussée. Autour de lui quarante, cinquante élèves, garçons et filles, dansaient aussi, dans la rue, emportés par le rythme d’une « flash mob » enthousiaste.

OrdiKflashmob2 - JPEG - 2.2 Mo
OrdiKflashmob2

Pour rayonner ainsi de joie, quel gros lot avait-il gagné ? Quelle victoire avait-il fêtée ? Quel cadeau avait-il reçu ?

OrdiKflashmob1 - JPEG - 1.6 Mo
OrdiKflashmob1

Nous avons vu un collège et un lycée heureux, de l’aumônerie aux équipes des cuisines, du préfet aux enseignants, des sixièmes aux terminales. Mais quel match, quelle compétition, quel concours général ou particulier, quelle fête, pouvait bien justifier cette joie si largement ruisselante sous le ciel gris de mars ?

Cette épidémie de joie, en traînée de poudre, plus rapide, plus galopante qu’un accès de de grippe aviaire, personne, visiblement, n’avait l’air de s’en inquiéter ni d’en chercher l’antidote. Mais cette joie d’où pouvait-elle donc provenir ?

Ce n’est pas une question mineure : quand, par quête ou par hasard, un jeune, à l’âge des orientations et des inquiétudes, découvre que le bonheur existe et croise une autoroute qui y conduit tout droit, il a tout intérêt à marquer l’itinéraire sur sa carte ou à le télécharger sur son GPS.

C’est pourquoi, en tant que père du Père Kostia, je recommande la Kostia Way.

Je la recommande aux parents, qui, trop souvent, pensent à toutes les vocations en exceptant ou en oubliant la plus grande.

« N’ayez pas peur » : la Vocation avec le plus grand « V » est tout sauf une école de frustration, de résignation et de renonciation. Si elle prend tout c’est pour tout re-donner en plus grand ! Car de la joie, ce jour-là, j’en avais sûrement encore plus que les autres, peut-être plus qu’en aucun autre moment de mes soixante-seize années de vie. Je la recommande aux jeunes ou plutôt (car je n’ai aucun titre pour recommander quoi que ce soit aux jeunes) je leur redis trois mots superbes entendus le 23 mars et qui, pour moi, restent liés à cette grande journée de bonheur partagé : Le premier mot vient de l’une des tantes du nouveau prêtre : « c’était peut-être encore plus beau qu’un mariage ». Oui, la liturgie sacramentelle était belle, entre les palmes des Rameaux, toutes vibrantes des accords de l’orgue, de la chorale et de l’orchestre. Le second vient de Kostia : « l’Église est jeune chaque fois que vous y êtes. » Et l’assistance en fête autour de son Archevêque se réjouissait d’être si merveilleusement jeune pour accompagner les premiers pas de Kostia sur son nouveau parcours. Le troisième et dernier mot, c’est la bouleversante liturgie de l’ordination qui nous le dicte : « Et maintenant, que Dieu lui-même achève en vous ce qu’il a commencé. » Quelle que soit notre vocation, laissons le dernier mot à Dieu.

Pierre de LEUSSE
OrdiKflashmob1

Vos témoignages

  • de veyrac 30 avril 2018 10:22

    Merci Monsieur pour ces mots. Nous avons eu la chance d’y être, nous aussi, mais votre façon de le raconter, toute empreinte de tendresse, nous permet de nous le remémorer avec bonheur. Ce fut un grand et beau moment, nous en témoignons.

    • « FLASHMOB » POUR UN HOMME HEUREUX 8 mai 2018 11:18, par Pierre de LEUSSE

      Marseille est plus proche de Saint-Brieuc que je ne le pensais. C’est une belle surprise que de trouver, parmi les visiteurs d’un site diocésain breton, des témoins directs de cette ordination festive dont 5 ans déjà nous séparent. Les propos d’un père, ou d’un proche parent étant toujours sujets à caution, je vous remercie de tout cœur d’avoir confirmé et crédibilisé mon témoignage..